Standard-Liverpool minute par minute
ligue des champions
Par Guillaume S., sociologue pour l'unité belge - La Rédaction (autres articles du même auteur)
jeu 14 août 08 / 12:02

Aucune télévision digne de ce nom ne passe l’OM alors que les sudistes disputent tout de même la ligue des champions. Le football est décidément un sport mineure en France. On préfère se gargariser des exploits de deux frères champions de lutte gréco-romaine en ce mercredi 13 août 2008.

Fort heureusement, les Anglais sont immortels et passent sur ITV : Standard de Liège–Liverpool, classique qui ne rajeunit pas les plus anciens d’entre nous mais qui permet quand même de ne plus entendre parler de Laure Manaudou et de Tony Estanguet.

La campagne des Reds commence. Avec Torres et trois autres Espagnols dans leur équipe et un Robbie Keane enfin dans une équipe au niveau de son talent et de sa hargne, Liverpool ne peut pas ne pas être champion d’Europe. Le destin est écrit, ce n’est qu’une question de mois, de matchs, de sueur et de sang.

En face, le Standard de Liège qui vient de se voir mettre trois buts par l’AS Saint-Etienne début août en match amical, ce qui situe le niveau du champion belge sur la scène européenne. On est loin des Anderlecht, Bruges ou Liège qui terrorisaient l’Europe dans les années 1970 et 1980. Raymond Goethals est mort et pas une seule minute de silence.

3ème minute : toujours rien, à part la couleur absolument inommable du maillot anglais, un vert turquoise du plus mauvais effet. Il ressemble un peu au vert allemand quand ceux-ci jouaient encore parfois dans cette couleur. Adidas ressort ses classiques. Liège joue en rouge. Ca fait bizarre de confondre systématiquement les deux équipes vu les couleurs et vu le niveau de jeu de Liverpool en ce début de match.
images-18.jpeg Pas encore vu cette année

7ème minute, but ! Oui ! Non ! Oui ! Non. Fellaini tape le ballon de l’épaule après l’avoir effleuré de la tête : poteau. Ballon rentrant. Non pour l’arbitre et les Anglais présent dans le stade.

11ème. Penalty pour Liège. Dossena a trop joué au waterpolo cet été et touche le ballon de la main. Dante proche du paradis reste au purgatoire en tirant comme un coréen du Nord famélique. Bolöni, l’ex de Monaco sur le banc belge cache mal son irritation. Le Prince Albert de Monaco s’en moque, celui de Gordon, treizième rang derrière les buts, frétille.

16ème Liverpool ne vaut pas un clou. En d’autres termes, le Standard s’amuse. Combien de temps ?

19ème. Torres tente un dribble. Pas encore digéré le vino tinto coupé au coca d’Ibiza.

20ème, le Standard attaque comme au bon vieux temps d’Eric Gerets. Enfin honnêtement, on s’entend.

23ème, Crouch manque à mon venin.

24ème. Keane-Torres, ce n’est pas encore Pires-Pouget.

28ème, Liverpool décrispe ses muscles endoloris par une préparation physique corsée et réveille sa carcasse arrogante. Sans résultats.

30ème, l’île de la tentation doit être un tantinet plus drôle surtout que Xavi Alonso n’a pas encore montré quoique ce soit à qui que ce soit. Gerrard attend le premier divorce pour rentrer.  Ca fait trois mois qu’il est en vacances mais il va jouer entre 60 et 70 matchs cette année. Il s’agit de le ménager.

38ème, Liège baisse de rythme. On retrouve un peu le Monaco de Böloni.

39ème, Mbokani, le 9 de Liège a la même coupe que Luboja, crète jaune pisse sur le côté. Il n’y  a qu’en Belgique qu’on copie les tendances serbo-allemandes.

44ème, Wilfried Dalmat, No6 dirige aussi sereinement sa carrière que son frère. En moins bien : Nantes, OM, Nantes, Chateauroux, Grenoble, Lecce, Grenoble, Santander, Mons et enfin Liège depuis cette année. Il vient d’avoir 26 ans. En même temps, il a voyagé.  Benitez ne l’a malheureusement pas vu sur le terrain.

47ème. Plessis montre qu’Arsenal n’est pas le seule club à lancer de jeunes joueurs au niveau supérieur. Le joueur, passé par Lyon, 20 ans et 1.92 m se fait déjà appeler le Vieira de Liverpool et n’est pas le fils caché de l’ancien Président de Sochaux. Il aurait mangé Edmilson en amical contre Villareal. Par contre, le faire jouer sur le côté…

54ème, le public de Liège, bruyant comme une mitraillette (sandwich aux frites) y croit plus que tout. Liverpool, ce soir est prenable. Les Belges espèrent leur première médaille.

60ème, nouveau corner pour les Belges et Liverpool montre en marchant comment on peut être rapide en contre-attaque. Il manque du jus mais la simplicité du jeu anglais est belle à voir.  Est-ce parce que pour la première fois, ils alignent trois passes de suite ?

64ème, par ennui, les gardiens portent leur ipod à leurs oreilles. Reina, mélancolique écoute les speechs d’Aragones. Ca réveille.
images-19.jpeg Sans trucage

65ème. Dante offre le but de la victoire à Fellaini qui ne cadre pas. Les Belges ne marqueront pas.

68ème Keane sort, Gerrard entre. Plessis tacle proprement se fait marcher dessus et gueule sur l’arbitre.  Ce type ressemble Vieira.  C’est vrai. Roy Keane devant sa télé en a les larmes aux yeux. Van Nistelrooy veut revenir jouer en Angleterre

71ème. Gerrard sur le terrain, Alonso ne tire plus les coups francs. Ca fait taire les supporteurs liégeois. Mais il tire au-dessus.

73ème,  De Camargo est arrêté par Reina au sommet de sa forme. L’Espagne a de la réserve dans les buts.

76èmr, Dalmat tacle comme un Anglais. Benitez avait la tête tournée sur ses fiches.

79ème Mbokani pourrait aussi jouer chez les Wolves ou à Nuremberg. Ou alors au FC Bâle, Au Red Bull Salzbourg et éventuellement à Livourne, à moins que le FV Krasnodar ne lui fasse du pied.

82ème, Kuyt sort, entrée de Nabil el Zhar (http://www.dailymotion.com/relevance/search/nabil+elzhar+/video/xbq1c_nabil-el-zhar_sport) , espoir marocain formé à l’AS Saint-Etienne et parti en 2006 pour Liverpool. Aux championnats du monde junior en 2005, il avait été sacré deuxième meilleur joueur derrière Lionel Messi. Leurs destins se sont pourtant drôlement éloignés.

90ème, Dalmat centre fort devant le but mais les attaquants liégeois manquent de souplesse pour toucher le ballon. Benitez, cette fois a tout vu, mais n’a rien noté. Match à oublier.