| Interview de Marco Van Basten
les vrais Par Omar, le r.e.c. de subfoot.com - (autres articles du même auteur) mer 22 août 07 / 10:05 |
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Il est 21.00 au Stade de la Praille de Genève. La Hollande vient de terminer un entraînement fort agréable à regarder en vue du match amical qui les oppose à la Suisse le lendemain. Les passes ont coulissé sur le gazon humide et les starlettes battaves ont appuyé leurs passes à terre. Grand retour de Van Nistelrooy et de Clarence Seedorf dans cette sélection. La présence de Van Persie et Dirk Kuyt étoffe encore plus une animation offensive à redouter. Le centre de presse n’est pas bondé, dans l’attente de l’ex-grand génie du Milan AC, Marco Van Basten, venant offrir une conférence de presse aux journalistes suisses. Il arrive accompagné de son attaché, détaché, le pas lent, serein. Il tient son micro façon Julio Iglesias après deux bourbons, avant une performance chez Michel Drucker pour Champs Elysées. La session est disponible en intégralité sur submove.com sans sous-titres, bien que Marco ait répondu aux questions en anglais, allemand et français (il aurait pu exercer aussi son italien), refusant de répondre aux questions dans sa langue natale, exclusivité suisse oblige.
Début de la conférence de presse.
Marco est amené à expliquer la situation sur Edwin Van Der Sar.
Marco s’est blessé légèrement au pied, il a senti une douleur suite à une élévation en retombant. On ne sait pas si c’est grave on n’a pas voulu prendre de risque, alors il a suspendu l’entraînement. A l’instant il a mis un peu de glace sur la partie endolorie et l’on évaluera la situation demain.
Est-ce une décision que vous avez pris avec Mr Ferguson ?
Non, ça n’a rien à voir avec le club. C’est arrivé maintenant, il allait parfaitement bien et s’est blessé ce soir, nous n’avons pas voulu prendre de risque.
Comment trouvez-vous l’état de la pelouse ? (question sans doute posée par un journaliste genevois local, afin de rassurer les genevois que l’investissement Praille a quand même valu la peine ou le trou budgétaire)
C’est une belle pelouse, c’est agréable.
Vous êtes classé 6ème au classement de la FIFA alors que la Suisse est 45ème, qu’attendez-vous d’un tel match ?
La Suisse est une équipe solide qui joue compacte et se bat sur le terrain. Elle possède des joueurs qui ont une attitude de guerriers. Nous avons devant nous 3 semaines difficiles avec deux rencontres de qualification compliquées. La Suisse à la maison constituera une préparation parfaite pour nous.
Pouvez-vous dévoiler la formation ?
Non, c’est quelque chose que l’on prépare en équipe et qui sera appliquée sur le terrain demain
(Question de subfoot.com) On sait que certains de vos joueurs ont repris la compétition dans leurs championnats respectifs et d’autres non, comment balancez-vous la situation ?
Pour moi, je ne pense pas qu’il y ait une grande différence, ceux qui ont démarré le championnat sont au point physiquement et ceux qui ne l’ont pas encore fait le feront au plus tard la semaine prochaine, donc ils sont prêts aussi, pas de grande différence donc au niveau de leur condition.
Parlez-nous du retour de Van Nistelrooy
Je suis très heureux de son retour en équipe nationale. C’est un grand attaquant et l’on a toujours besoin de joueurs comme lui dans une formation
Ndlr. : Nous ne documenterons pas les questions de ZuriLine, une sympathique télé locale zurichoise qui interrogea Van Basten à des fins de séduire la grande masse helvétique bouffeuse de saucisses (quelle sont les forces de l’équipe suisse, qui vous connaissez comme joueur)
(Question 2 de subfoot.com) Votre équipe a extrêmement bien défendu lors des premiers matches de qualification n’encaissant que deux buts, par contre en attaque vous n’avez pas été aussi efficaces, comment allez-vous résoudre ce problème ?
C’est vrai que nous n’avons pas marqué beaucoup de buts, par contre si vous avez vu les parties (Marco me lance un regard perçant sous-entendant, « t’es bien gentil avec tes stats, mais je suis sur que t’as fait ton boulot de journaleux sans mater les matches ») nous nous sommes créé énormément d’occasions, surtout contre la Slovénie. Donc ce que l’on va essayer de changer c’est de convertir ces occasions contre la Suisse et plus tard, la Bulgarie.
Etes-vous inquiet pour Van der Vaart qui est actuellement préoccupé par son possible transfert vers Valence, auriez-vous préféré l’avoir dans des conditions psychologiques plus sereines.
Van der Vaart m’a fait très bonne impression à l’entraînement, son attitude est sereine et balancée de ce côté là je n’ai aucune inquiétude.
La Hollande possède un arsenal de jeunes talents impressionnant et vous avez appuyé une philosophie de promotion de cette jeunesse depuis la Coupe du Monde 2006, pourtant comment expliquer le retour de joueurs plus expérimentés au sein de la sélection. Est-ce un choix délibéré car vous avez besoin d’expérience ?
Non, en Coupe du Monde nous avions aussi Van Nistelrooy, la seule différence entre hier et aujourd’hui c’est Seedorf. Seedorf est un très bon joueur qui continue d’évoluer au haut niveau, aujourd’hui il y a de la place pour lui dans l’équipe pour qu’il puisse s’exprimer, donc il revient pour étoffer notre effectif.
Fin de la conférence de presse.
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