| Grèce-Suisse. Le minute par minute
international Par Subfoot - La Rédaction (autres articles du même auteur) mer 15 oct. 08 / 1:25 |
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Hymnes nationaux. Le Grec est moins siffleur que le Tunisien mais fort bon chanteur depuis que Nana Mouskouri est passée par le Ministère de la culture.
Les joueurs suisses sont tendus. On le serait à moins. La Suisse n’as pas gagné contre la Grèce depuis 1982 et s’ils perdent ce soir, l’Afrique du Sud leur semblera bien loin. Mais Otmar n’a pas l’habitude de perdre contre Otto (9-6 en confrontations directes), alors tout est possible. Surtout que les Suisses vont mieux. Après avoir perdu contre le Luxembourg, ils ont gagné contre la Lettonie. C’est un progrès quoiqu’on en dise.
2ème minute : Alex Frei fait un contrôle du ventre et le ballon fuit sur trois mètres. Normalement ça fait 1-0, mais le but était trop loin et dans son dos. Dommage. Ca va être technique.
Ca pue ce Rivella!
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4ème minute. « Hellas, Hellas », c’est quand même plus joli que « Grèce, Grèce »
6ème, frappe de Barnetta, dévié par la main de Seitaridis, qui n’est pas le gardien de la Grèce pour ceux qui ne connaîtraient pas bien le football Hellène. L’arbitre n’a rien vu et moi non plus à vitesse réelle.
8ème, Les Suisses dominent par le côté droit, celui de Lichsteiner l’ancien Lillois passé à la Lazio. Les Portugais, les Espagnols, les Russes, les Français et les Tchèques avaient dit la même chose en 2004.
11ème, Behrami, l’ex-Laziale plonge sur le ballon comme s’il allait le couver. Aucun poussin ne veut sortir et Behrami perd l’objet enveloppé quelques secondes. Pas encore prêt pour la paternité.
14ème : volée de Frei de 30 mètres sur remise de N’Kufo ( FC Twente). Le gardien grec qui n’est pas Seitaridis mais Chalkias repousse maladroitement le ballon.
16ème. C’est clair, la crise financière est passée. Les Suisses sont moins soucieux. Que tous les adversaires du Luxembourg, de Monaco et du Lichstenstein se méfient : un joueur libéré mentalement est très dangereux.
17ème : Confirmation, les Grecs sont moches à voir jouer.
19ème, le commentateur suisse (TSR) du match estime que le coup-franc à suivre est parfait pour…Juninho. Il n’est pas sur le terrain, lui semble-t-il nécessaire de préciser. Merci, ça fait passer le temps.
21ème, coup-franc pour les Grecs à 20 mètres. Bel arrêt de Benaglio. Les Grecs demandent à ce qu’on rappelle Zuberbühler.
22ème Eggimann est bien le 4ème choix de Hitzfeld après Mueller, Djourou et Senderos. Ca n’a pas échappé à Otto (820 matchs de Bundesliga au compteur). On aura des buts.
32ème, frappe de Samaras après une belle contre-attaque. Le public aura gagné un ballon officiel. Les Grecs reprennent du poil de la bête en hommage à Demis Roussos.
34ème, Barnetta sort 5 minutes après Kyrgiakos. Le coaching germanique est sans concession.
35ème, Spycher et Grichting s’embrassent sur la bouche et manquent le ballon. C’est beau si on analyse l’action sous un angle dramaturgique et érotique.
36ème, Benaglio shoote dans un Grec à 10 mètres des buts. Les Suisses auraient-ils eu vent d’une bourse finalement instable ou Benaglio est tout émoustillé par les bisous de ses coéquipiers ?
38ème, Lichsteiner ne s’est pas affiné. Il rentre dans un joueur grec comme un Sumo dans un autre Sumo. Etonnant et néanmoins stupide. Ca donne envie de zapper sur quelque chose de moins con. Cauet par exemple.
Lichsteiner en camp d'entraînement
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41ème, Penalty suite à une faute sur Behrami. Frei marque son 37ème but en sélection. Les Grecs encaissent là leur premier but dans ces éliminatoires. Avec Otto, ça va chier à la mi-temps et ce sera parfumé.
43ème. Les Grecs poussent. Rien voir avec ce qui a été écrit précédemment.
46ème, Inler (Udinese) n’a jamais été aussi mauvais dans toute sa carrière, inclus les matchs joués dans la largeur du terrain. Il perd tous ses ballons. Ca va siffler dns les vestiaires suisses à la mi-temps. Pas d’évacuation du stade prévue.
48ème, Inler dribble deux jouers, tire violemment à un mètre du but grec. Otmar lui a dit quelques mots à l’oreille au vestiaire et Inler n’est ni sourd ni bête.
51ème, panique dans la défense suisse. On est en apnée du côté de Grichting. Il reste encore 39 minutes de jeu. En apnée , ce sera long.
54ème Grichting est tout bleu. L’arbitre lui demande changer de couleur car on le confod avec les Grecs. Le Valaisan répond très clairement: « … »
55ème, le médecin suisse va chercher de l’oxygène et des tartines de cenovis, à la demande d’Eggimann. Spycher préfère l’Ovomaltine et Lichsteiner le Rivella. Ca paye. Contre-attaque rapide mal terminée.
Le Cenovis a nourri tous les petits suisses
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59ème, bis repetita. N’Kufo manque la passe décisive du 2-0 à Fernandes (Man City)
60ème, Liberopoulos met Benaglio a rude épreuve. Enfin le match s’anime. C’est de l’attaque-défense et les Grecs ont oublié leurs bonnes manières de 2004. Les deux équipes sont étirées sur tout le terrain, les espaces sont ceux que l’on voyait à la coupe du monde 1982.
63ème, Otto change son troisième joueur. Karagounis, l’ancêtre entre sur le terrain et la pression se fait encore plus sensible. Grichting qui était redevenu bleu clair (très tendance cette année), repasse au bleu marine. Avec ses dents blanches et son maillot rouge, c’est un peu vulgaire.
68ème, Karagounis centre, Liberopoulos manque le ballon et Charisteas égalise et marque son quatrième but dans ces éliminatoires. Le bleu-blanc-rouge de Grichting lui a rappelé des souvenirs.
Voeller ne faisait pas rire Rehagel
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78ème. Rien pendant dix minutes, puis Hakin qui vient de remplacer Frei touche son premier ballon qu’il donne à N’Kufo dans le mouvement. Ce dernier dribble le gardien et marque le 1-2. Le joueur de Twente marque son quatrième but en cinq matchs avec Hitzfeld. Pendant six ans, L’ancien sélectionneur Köbi Kuhn l’avait méprisé. C’est le Trezeguet à croix blanche.
84ème, Karagounis en fait voir de toutes les couleurs à Lichsteiner. Coup-Franc qu ne donne rien. Grichting respire ce qui donne un bleu + un rouge d’excitation = un violet du plus bel effet.
88ème, les femmes grecques dans les tribunes ne ressemblent pas toutes à Nana. Ca donne envie d’aller chercher un billet d’avion pour consoler ce peuple rempli de culture, d’histoire, de grandeur.
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