| Tenue de Journées
Ordre du jour Par Subfoot - La Rédaction (autres articles du même auteur) jeu 10 juil. 08 / 10:48 |
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Si l’habit ne fait pas le moine, la mode fait loi et l’équipement des matchs est devenu une source de revenus et d’identification trop importante pour que les fabricants de maillots et les clubs ne négligent l’apparence des troupes en crampons !
Les vieux maillots ne servent plus de pattes, mais sont vintage ! Et les nouveaux s’annoncent, pour les plus grosses ventes, en grandes pompes, objet d’événement solennel prêtant à la démonstration des ambitions de l’année !
L’OL n’avait pas sorti son maillot que tous les bus de l’agglomération lyonnaise revêtaient la silhouette de Benzema en tenue, invitant tout un chacun à se munir d’un abonnement… La tunique fait partie de la stratégie de com’, et la tendance est de suivre la mode.
Bref, l’élément majeur qu’est le maillot dans l’amour que les supporters portent à leur club est un objet sur lequel il n’est pas banal de porter un regard aiguisé… De la marque au « look » ou « style » ou « design », en passant par la communication particulière, petite revue d’effectif de la Ligue 1 !
A quelques jours du 14 juillet, le défilé n’est pas encore bien harmonieux, avec d’une part une grande disparité des équipementiers et, d’autre part, de vrais retardataires.
Vingt clubs en Ligue 1, 10 équipementiers différents. Et la palme de la plus grande présence aux marques Puma et Lotto, habillant toutes deux trois clubs.
les supporters havrais affichent la couleur
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La communication autour des maillots est pourtant rentrée dans les mœurs, et la plupart des sites officiels de club facilitent l’accès à la boutique en ligne, notamment via la mise en évidence de l’arrivée de la nouvelle collection. L'indication « indispensable » rappelle, s'il en était besoin, que le supporter est chaleureusement prié d'acheter !
Nouvelle collection, en tout cas, le terme est posé. Couleurs, formes, inscription du sponsor maillot dans l’ensemble… la réussite d’un maillot, ou son échec, ne relève pas du jugement d’un esthète.
Un regard suffit pour discerner des clubs qui ont joué la carte du classicisme… des clubs qui joueront en oubliant leur serpillière floquée… des clubs qui ont misé gros et fais le choix de se différencier plus particulièrement !
Le classicisme ne manque pas de prétendants. D'Auxerre, Rennes à Monaco, de Caen, Nantes, Nice à Valenciennes, la tradition et son respect ont été les lignes conductrices de stylistes qui ont joués sur les racines que véhiculent les maillots. Bandes, diagonales, couleurs, tout y est !
le scapulaire, à la mode valenciennoise
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La tradition n'étant pas sans surprise. Le VAFC, en affichant un scapulaire blanc sur fond rouge, rappelle que ledit scapulaire était un symbole historique de l'équipe du Nord.
La surprise vient de belles réussites que sont les maillots de Lorient et Toulouse. Si les hommes en rose auront l'air moins inélégants que d'habitude, les bretons, orange ou blanc, peuvent gonfler la poitrine sans rougir. Mais les maillots présentés sur le site officiel sont encore vierges de sponsors... et le problème est vite arrivé.
Du côté du Mans, par exemple, le problème se pose inévitablement. Tout doué qu'est le dessinateur de l'équipementier (Kappa), cela reste difficile de faire le beau une fois que la poitrine est floquée par Loué ou Le Gaulois. A son époque, Lyon affichait Justin Bridou. C'est tout le mal qu'on souhaite aux manceaux !
Le mal du sponsor n'est rien à côté d'une franche déconvenue telle que celle que vivront à n'en pas douter tous ceux qui, amoureux du club de Grenoble, ne pourront décemment pas mettre un centime d'€uro dans la tunique iséroise... La présence de Grenoble en Ligue 1 étant tout sauf une tradition, sans doute les yeux ont ils besoin de s'habituer... Mais comment s'empêcher de penser que l'essentiel des moyens financiers est passé dans le stade... et que les joueurs de Grenoble joueront en L1 avec leur équipement de L2 ?!
Bien sûr, l'investissement autour du maillot est immanquablement lié aux perspectives commerciales. Et c'est du côté des gros vendeurs que l'on retrouve le plus de traces d'innovations... bonnes ou mauvaises.
Paris, Bordeaux et Saint-Etienne y sont allés de petites évolutions.
Nike est encore sous le choc de la saison renversante des parisiens l'année dernière. A Paris, la bande verticale, pour les matchs extérieurs, sera horizontale.
Les bordelais évolueront entre autre avec un maillot blanc, pâle comme un cul de vierge ! Mais c'est surtout l'arrivée de la couleur rose qui impulse un brin de nouveauté. Une bande aux couleurs socialistes traverse en effet la pointe du scapulaire. Du rose chez Juppé! Les élus majoritaires de la municipalité n'en apprécieront que plus la parfaite sobriété du maillot des matchs à domicile: marine et d'un scapulaire composé de deux lignes claires.
Les Verts suivent sensiblement la même logique. Les spectateurs de Geoffroy Guichard retrouveront un maillot des plus communs. Incolore, inodore et sans saveur, oserait on dire, au vu du mythe que véhicule par ailleurs le maillot de l'ASSE. Mais les clubs visités, eux, découvriront la pointe d'audace d'Adidas qui a parié sur une alliance de vert et... de noir. Ainsi l'équipe du Forez, à l'instar des rugbymen de la Nouvelle Zélande, ambitionne t elle de porter le deuil de ses adversaires. Un paradoxe ambulant que ce maillot, cependant que les joueurs afficheront donc peu d'espoir, sinon vers l'épaule droite !
les membres d'O'Elles club l'ont mauvaise...
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Lyon, à domicile, se fera plus sobre, et cela fait du bien aux yeux.
Le tenant du titre et favori du prochain exercice s'engage dans le championnat en ayant dans tous les cas laisser Marseille faire le paon. C'est l'OM qui a mis le plus de témérité dans le changement ... au moins pour ce qui concerne le maillot extérieur. Conçu autant pour les joueurs que pour la vente, le maillot olympien se pare d'un puzzle de losanges qui fait penser à des débardeurs de golf signés Lacoste.
La créativité néanmoins n'étouffe pas les maillots... et cependant qu'ils se retrouvent de plus en plus au centre de la stratégie commerciale des marques que sont l'ASSE, l'OL, le PSG ou l'OM pour ne citer qu'elles, les maillots sont encore des éléments pour le moins classiques, en tous les cas relativement peu différenciés d'un club à l'autre.
Une différenciation d'autant plus difficile à dégager quand les stratégies sont toutes les mêmes : des tenues historiques à domiciles, un peu d'innovation à l'extérieur.
Les vintages ont de l'avenir devant eux. Le temps fera son tri, les résultats aidant.
