Se faire défoncer le Quito: Argentine-Equateur 6-1
Copa America 2004
Par Le rédac à 2 balles, Omar - (autres articles du même auteur)
jeu 8 juil. 04 / 9:43

Ordre de Marche – I love America

 

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Subjectifoot est donc là pour vous conter les périples des stars du futbol latino. Les défenses ne sont pas à la fête dans cette compétition, encore onze buts hier soir, suite aux rencontres du groupe B. L’Uruguay de Forlan a tenu en échec des Mexicains pourtant en supériorité numérique. Un peu plus tard l’Argentine tenait à confirmer son statut de favori. Je me suis sacrifié jusqu'à plus de 3 heures du mat’ afin de masturber ma plume et faire pleurer mon encre…voici donc mon journal du hard, version Copa America

 

Le rédacteur en chef à 2 balles, Omar

 

Se faire défoncer le Quito, Argentine - Equateur 6-1, par le rédac à 2 balles, Omar

 

Premier acte

 

Une Argentine foncièrement offensive, possédant l’effectif le plus chatoyant de cette compétition. Un doux mélange de jeunes espoirs du championnat argentin (Abbondanzieri, L.Gonzalez) et les habituels mercenaires des championnats européens (J.Zanetti, Saviola, Sorin, Kily Gonzalez) nous séduit en ce début de partie qui démarre sur une série de combinaisons à une touche de balle. A peine cinq minutes sont passées et l’arbitre de la partie voyant L.Gonzalez s’effondrer dans la surface se rue sans hésiter sur le point de penalty. Celui que l’on aime à surnommer Jean-Claude (Kily Gonzalez) s’élance et convertit sa devise.

 

Le jeune et prometteur d’Alessandro qui fut convoité par tous les grands clubs européens et qui finalement avait curieusement signé à Wolfsburg en Allemagne, a la dure tâche de porter le mythique numéro 10. Il essaie de l’honorer par un jeu très altruiste, l’orientant souvent vers la gauche avec Kily et le muppet des gazons verts, Sorin. Domination outrageuse des Argentins très peu inquiétés par des Equatoriens plus imposants physiquement mais timides et sans imagination. La seule surprise fut ce feu-follet à bandeau, Franklin Salas, rentré en cours de première mi-temps, tentant tous les gestes de Ronaldinho dans la pub Nike (olé), le jeune joueur de Quito excita la ceinture défensive formée par Ayala et Heinze, mais avec une efficacité nulle.

 

Jean Mimi aurait dit : « Le gardien argentin ne fut pas, en arrêts, abondant Thierry ».

 

Supériorité outrageuse côté argentin, non traduite par Javier Saviola qui eut plusieurs occasions de réconforter ses coéquipiers avant la pause

 

Deuxième acte

 

Le coach colombien de l’équipe d’Equateur semble très impulsif et n’hésite aucunement à faire des choix offensifs, introduisant la « star » de l’équipe Delgado. « Le coud’poker » ne tarde pas à réussir, sur un ballon perdu par le meneur de jeu argentin d’Alessandro, Delgado fixe Heinze et décoche un extérieur qui trompe le gardien du Boca, Abbondanzieri.

 

En grande équipe, l’Argentine ne tardera pas à réagir, Saviola enfoui dans la surface parmi quatre joueurs jaunes, place un astucieux pointu terminant dans les filets. Réveil du petit « Conejo » confirmé quelques minutes plus tard sur un débordement du fraîchement rentré Rosales, bien plus incisif que son prédécesseur Delgado, déposant le ballon sur la tête de Saviola, 3-1 pour l’Argentine. Javier se chargera même de réussir la ruse du chapeau en fouettant un ballon traînant dans la surface.

 

Le but équatorien eut donc malheureusement un effet paradoxal sur leur partie, car les ciels et blancs allaient finir par achever les hommes d’Hernan Gomez (toujours en place depuis la CM 2002) d’un enchaînement poitrine-volée d’Alessandro. Les défenseurs équatoriens filment le dernier but argentin, qui fut un modèle collectif, jeu au sol, feintes, une-deux et Luis Gonzalez confirma son excellent match dans l’entre jeu de Bielsa.

 

Découverte : L.Gonzalez (Argentine, River Plate)